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Jean CASSIEN  :  un érémitisme chrétien (415-1079)
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                                               Jean Cassien

                                le patriarche des moines d’occident a suivi                                                                                            les traces de Marie-Madeleine en venant chercher                                                                                 parmi les sommets un refuge pour la vie contemplative»                                                                          PH. I Vincent – Extrait du livre Marie-Madeleine et la Sainte-Baume

C'est au Vème siècle que le massif de la Sainte Baume fut habité et fréquenté par des moines chrétiens, ermites et cénobites.

Le plus ancien ermite connu est Antoine le Grand qui vécut en Égypte au début du IVème siècle. En occident, il faudrait attendre Saint Martin de Tour (397), Saint Honorat de Lérins en 410 et Jean Cassien à Marseille en 415 pour voir se développer une vie monastique en Provence sous sa forme d'érémitique ou cénobitique.

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-Abbaye de Saint Victor à Marseille fondée par Jean Cassien en 415-

Qui est Jean Cassien ?

Jean Cassien dit le Romain ou le Roumain car son lieu de naissance fait débat, a fondé l'abbaye de Saint-Victor au début du Vè siècle. Cette abbaye située à Marseille a joué un grand rôle pour l'implantation du christianisme en Provence.

Jean Cassien est-il né en Scythie aux alentours de 360 ou en Provence, nul ne le sait avec certitude. De famille aisée, il a reçu une bonne éducation puis part dans un monastère à Bethléem, puis en Egypte jusqu'à l'expulsion des moines disciples d'Origène. Après un détour par Bethléem, il s'installe alors à Constantinople où il reçoit l'enseignement et l'ordination diaconale de Saint Jean Chrysostome. Mais ce dernier est exilé en 404, Cassien se rend à Rome pour implorer l'intercession du pape. Il s'installe en Provence une dizaine d'années plus tard et fonde deux monastères à Marseille, Saint Victor pour les hommes et Saint Lazare pour les femmes.

Il meurt vers 435 et son corps repose à Saint Victor.

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Sarcophage de Jean Cassien Vème siècle  & reliquaire de Saint Jean - Abbaye de Saint Victor - Marseille

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le réveil et l'essor religieux de 1079 à 1295
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Abbaye de Saint-Victoir soumis à la règle de Saint Benoit 

depuis le XIème siècle

Dans le grand renouveau de la Chrétienté et de l’Eglise au XIème siècle, le pèlerinage à Saint Maximin et à la Sainte Baume va s’intensifier, par l’installation en ces lieux  de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les prieurés de Saint-Maximin et de la Sainte Baume sont donc rattachés à l’abbaye mère, pourvus de leurs biens et animés par des moines bénédictins venus de Saint-Victor et soumis à la règle de Saint-Benoit. Des textes parfaitement authentifiés attestent de la notoriété du pèlerinage à la Sainte Baume sur trois siècles.

 

En 1117, un gentilhomme italien, malade se fit transporter à la Sainte-Baume pour obtenir sa guérison par l’intermédiaire de Sainte Marie Madeleine. Ayant retrouvé miraculeusement la santé, vendit tous ses biens et fit construire la Chartreuse de Montrieux à Méounes proche de la Sainte Baume.

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-Chartreuse de Montrieux à Méounes-

En 1248,  le pèlerinage du franciscain Fra Salimbene qui laissa un récit très circonstancié de son passage : « La caverne ou la sainte Marie-Madeleine à fait pénitence pendant trente ans est à quinze mille de Marseille. J’y ai couché une nuit, le soir de sa fête. Elle est située dans un rocher très élevé, et à mon avis, elle est assez vaste pour contenir mille personnes. Il y a trois autels et une source pareille à la fontaine de Siloé. Un très beau chemin y mène. En dehors, près de la grotte, est une église desservie par un prêtre. Au dessus de la montagne est encore aussi élevée que le baptistère de Parme, et la grotte elle même se trouve à une telle hauteur dans le rocher que trois tous des Asinelli de Bologne ne pourraient y atteindre. Les grands arbres de la forêt semblent d’en haut de l’ortie ou de la Sauge. Et comme toute la contrée est inhabitée et déserte, les femmes et les nobles dames de Marseille, quand elles viennent par dévotion prennent soin de conduire avec elles des ânes qui portent du pain, du vin, des poissons et autres provisions dont elles ont besoin »

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-Saint Louis, Roi de France-

En 1254, le Roi de France, Saint Louis, vint à la Sainte-Baume au retour de sa première croisade en Terre Sainte. Son pèlerinage est rapporté par son chroniqueur Joinville, sénéchal de Champagne : « Après ces choses, le roi  se partit d’Yères et s’en vint en la cité d’Aix en Provence, pour l’honneur de la benoîte Magdalaine qui gisait à une petit journée près, et fusmes au lieu de la Basme, en une roche moult haute, là où l’on disait que la sainte Magdalaine avait  vesou en Hermitage longue espace de temps »

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Un roi très chrétien

Son sens de la justice et de la droiture de son jugement firent choisir Saint Louis pour arbitre dans les conflits opposant rois et princes. Lorsqu'on lui reprochait sa trop grande générosité à l'égard des plus démunis, il se contentait de répondre : « Si je dépense quelquefois beaucoup d'argent, j'aime mieux le faire en aumônes pour l'amour de Dieu que pour mes frivolités et choses mondaines. »

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Jean de Joinville présente son ouvrage ''Vie de Saint Louis'' XIIème siècle
au roi Louis le Hutin (enluminure, vers 1330-1340)
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Charles II d'Anjou & ses armoiries
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La découverte des reliques et l'apogée du pèlerinage au XIIIème siècle

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La Provence était au XIIIème un état séparé de la France, gouverné par les comtes de Provence. Le pèlerinage prend une autre ampleur le 9 décembre 1279 quand Charles II d'Anjou, comte de Provence, roi de Naples, de Sicile, de Jérusalem, prince de Salerne, neveu de Saint Louis, cherchant le tombeau de Marie Madeleine, trouve ses ossements dans un sarcophage. Après la découverte des reliques à Saint Maximin, Charles II fait réaliser divers reliquaires pour les contenir. Il décide la construction de la Basilique actuelle et de son couvent considérant que l’église primitive n’est pas assez imposante pour détenir le dépôt sacré. Il en confie la garde aux religieux de l'ordre de Saint Dominique.

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La Provence était au XIIIème un état séparé de la France, gouverné par les comtes de Provence. Le pèlerinage prend une autre ampleur le 9 décembre 1279 quand Charles II d'Anjou, comte de Provence, roi de Naples, de Sicile, de Jérusalem, prince de Salerne, neveu de Saint Louis, cherchant le tombeau de Marie Madeleine, trouve ses ossements dans un sarcophage. Après la découverte des reliques à Saint Maximin, Charles II fait réaliser divers reliquaires pour les contenir. Il décide la construction de la Basilique actuelle et de son couvent considérant que l’église primitive n’est pas assez imposante pour détenir le dépôt sacré. Il en confie la garde aux religieux de l'ordre de Saint Dominique.

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Pape Boniface VIII par bulles papales impose l'odre des Dominicains
à Saint Maximin et à la Sainte Baume

En 1295, le pape Boniface VIII édicte quatre bulles établissant vingt frères prêcheurs de l'ordre de Saint-Dominique à Saint Maximin et quatre au lieu de la Baume. Les dominicains prennent possession officielle de la Sainte Baume le 21 juin 1295 et s'installent à la grotte. La découverte des reliques de Marie Madeleine fait grand bruit dans le monde chrétien et amènera par la suite de nombreux pèlerins à Saint Maximin et à la Sainte Baume. Après avoir vénéré les reliques de Marie Madeleine à Saint Maximin, les pèlerins (rois, reines, papes, personnages illustres et simples pèlerins) empruntent le chemin des Roys à partir de Nans les Pins pour arriver à la Sainte Baume. C’est l’apogée du pèlerinage.

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BASILIQUE SAINTE MARIE-MADELEINE
Saint Maximin la Sainte Baume 
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Basilique Sainte Marie Madeleine

classé monuments historique depuis 1840

3ème tombeau de la chrétienté

Quiconque qui arrive à Saint Maximin est surpris par la disproportion entre le bourg et son immense église paroissiale, la plus grande église gothique de Provence.


Cette basilique est le point d’aboutissement de l’un des plus grand pèlerinage d’Occident. Elle a été spécialement érigée pour abriter le tombeau de Marie- Madeleine, troisième tombeau de la chrétienté après Jérusalem et Saint Pierre de Rome. Nous avons vu ( voir articles les origines du pèlerinage) que selon la tradition et depuis la plus haute antiquité des moines cassianites gardaient les

restes de la Sainte en ces lieux. Ces reliques qui attiraient depuis des siècles de nombreux pèlerins ont été cachées au moment des inventions sarrasines. En 1038, mentionnée par le Cartulaire de Saint Victor, une église dénommée Saint Maximin se trouvaient en ces lieux, entourée d’un cimetière.

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Des fouilles importantes ont été réalisées en1993 au sud de la basilique, ont mis à jour un ensemble cultuel paléo-chrétien datant du la fin du IVème siècle composé d’une église primitive et d’un baptistère.

En 1279, Charles II d’Anjou porté d’une grande dévotion envers la Sainte Marie Madeleine fit pratiquer des fouilles dans la crypte de l’église primitive . Le 9 décembre 1279, il découvrit l’antique sarcophage qui contenait le corps de la Sainte et une boite en liège renfermant les écrits suivant “L’an de la Nativité 716, dans le mois de décembre, sous le règne d’Eudes, très pieux roi des Francs, au temps des ravages de la perfide nations des Sarrasins, le corps de la très chère et vénérable Marie-Madeleine a été secrètement et pendant la nuit transféré de son sépulcre d’albâtre dans celui-ci qui est de marbre et d’où l’on a retiré le corps de Sidoine afin qu’il soit plus caché et à l’abri de la perfide nation”.

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Charles II, assuré par la réalité de cette découverte fixa au 5 mai 1280, l’élévation des reliques.Il nemanqua pas d’informerle pape de sa découverte. En 1283, après plusieurs voyages à Rome Charles II d’Anjou comte de Provence jeta les fondements de l’église actuelle de Saint Maximin. Le Pape BonifaceVIII par sa bulle du 8 avril 1295 autorisa, l’établissement des frères prêcheurs en remplacement des bénédictins. Vingt frères prêcheurs prirent possession des lieux à Saint Maximin et quatre à la Sainte Baume. C’est ainsi qu’en 1296 on vit s’élever les premières assises de l’église et du Couvent . Charles II dépensa des sommes considérables à l’érection de ces édifices dont la construction se prolongera jusqu’au XVIème siècle.

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L’édification de l’église et du couvent débutent en 1296, les plans sont établis par une architecte français au service de la cours de Naples, maître Pierre dit Pierre le français. Après quelques années d'arrêt, la reprise des travaux avec l'architecte du palais des comtes de Provence, Jean Baudici, s’effectue avec une grande ampleur à partir de 1305. Ce renouveau a été possible grâce à la nomination à la tête du couvent de Saint-Maximin, de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328. En 1320, le chevet est terminé avec la première travée des trois nefs. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345. L'entrée de la crypte se situe alors en dehors de l'église. En 1404, on sait que l'abside et les cinq dernières travées de la nef étaient terminées. Jean II le Maingre, dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée ; la crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique. Les travaux reprennent sousLouis XII en 1508 avec la nomination d'un nouveau prieur, Jean Damiani, qui exercera le plus long prieurat du couvent durant trente cinq ans de 1508 à 1543. Les travaux de la sixième travée sont repris et terminés en 1513 sous la direction de l'architecte Hugues Caillat. Les trois premières travées sont achevées en 1532 après quelques interruptions dues notamment à la peste. L'inscription gothique du XVI ème siècle, au revers de la façade rappelle ces étapes. Les architectes seront Pierre Garcin et son père Jean Garcin.

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Par son ampleur et sa richesse, la basilique de Saint Maximin, avec ses 73 mètres de longueur, ses 43 mètres de largeur et ses 29mètres de hauteur demeure encore aujourd’hui le plus majestueux édifice gothique provençal.

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Description de la Basilique

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  • A - Chœur,

  • B - Retable de la passion,

  • C - Autel du rosaire,

  • D - Crypte,

  • E - Chaire,

  • F - Stalles

  • a - Chapelle Saint-Thomas d'Aquin,

  • b - Chapelle Notre-Dame de la consolation,

  • c - Chapelle du saint nom de Jésus,

  • d - Chapelle Saint-Anne,

  1. - Chapelle Saint-Pierre (Accueil)

  2. - Chapelle Saint-Blaise

  3. - Chapelle Saint-Louis d'Anjou

  4. - Chapelle Sainte-Madeleine

  5. - Chapelle Saint-Crépin avec passage vers le couvent

  6. - Chapelle Saint-Eloi

  7. - chapelle de la réconciliation

  8. - Chapelle Saint-Maximin,

  9. - Chapelle de l'Assomption

  10. - Chapelle Notre-Dame de Lourdes

  11. - Chapelle Saint-Antoine de Padoue

  12. - Chapelle Saint-Dominique

  13. - Chapelle Saint-François d'Assise

  14. - Chapelle du Sacré-Cœur

  15. - Chapelle Saint-Joseph

  16. - Chapelle Saint-Michel.

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L'édifice comprend une nef de neuf travées munie de collatéraux de huit travées auxquelles correspondent des chapelles latérales placées entre les contreforts. L'abside est polygonale ainsi que les deux chapelles flanquant la dernière travée de la nef. Cette église ne comporte ni transept ni déambulatoire et possède trois étages de voûtes ; la nef 28,7 m, les collatéraux 17,5 m et les chapelles latérales 10,25 m.

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- Clefs de voûte de la nef
Certaines clefs de voûte sont ornées de blasons :

  • quatrième travée, blason de France ;

  • cinquième travée, blason d'Anjou-Sicile parti de Jérusalem ;

  • sixième travée, personnage à coiffure singulière ;

  • septième travée, blason d'Anjou-Sicile flanqué des bustes d'un comte et

    d'une comtesse, peut-être Charles III dernier comte de Provence et sa

    femme ;

  • huitième travée, blason en forme de quatre feuilles avec au centre la

    reine Jeanne couronnée, le sceptre Ã  la main et assise sur son trône ;

  • neuvième travée, blason d'Anjou-Sicile semé de fleurs de lys avec buste

    du roi Robert et de la reine Sanche.
    La clef de l'abside représente l'agneau de Dieu et la tête couronnée de Charles II d'Anjou, fondateur de l’église

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-L’abside
L'abside est à sept pans dont cinq sont percés d'un double rang d'ouvertures séparées par un meneau horizontal. Le fond de l'abside est décoré d'une riche architecture corinthienne en marbre couronnée par une balustrade portant des statues allégoriques et encadrant trois grands tableaux d'André Boisson (1643-1733), peintre d'Aix-en-Provence, représentant des épisodes de la vie de Marie-Madeleine. Le tableau central de forme octogonale représente Marie- Madeleine à la Sainte-Baume. Les deux autres tableaux de forme ovoïde représentent également la sainte qui à gauche se penche au-dessus du tombeau vide de Jésus et à droite se dépouille de ses bijoux. Au-dessus du portique, une grande gloire (6 m x 6 m) en stuc doré avec en son centre la colombe symbole de l'esprit saint a été réalisée par Lieutaud.​

Les deux côtés de l'abside sont ornés d'un revêtement de stucs polychromes réalisé par Jean Antoine Lombard de Carpentras en 1684. Divisés en panneaux ces stucs sont ornés en leur centre de deux bas-reliefs (1,40 m x 1,00 m) remarquables : à droite une terre cuite de Lieutaud représentant la communion de sainte Marie-Madeleine par l'évêque saint Maximin et à gauche un marbre d'un artiste inconnu représentant le ravissement de Marie-Madeleine par des anges.

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-Le Maître autel-

-Le maître-autel

Le maître-autel en marbre jaspé du pays est décoré de deux médaillons en bronze doré réalisés par Joseph Lieutaud. Au-dessus est placée une urne en porphyre rouge exécuté par le sculpteur romain Silvio Calce à la base de laquelle sont placées deux petites sculptures également en bronze doré réalisées par Alessandro Algardi dit l'Algarde et représentant deux chiens, symbole des dominicains, tenant dans leur gueule une torche. Une statuette de Marie-Madeleine, également de l'Algarde, surmonte le tout.

Cette urne a été apportée de Rome en 1635 par le général des Dominicains Nicolas Ridolfi pour recevoir les ossements de Marie-Madeleine. Étant donné que le transfert des reliques devait se faire avec une grande solennité, il fallut attendre l'année 1660 avec l'arrivée de Louis XIV et de la Cour en Provence. Le roi arriva le 4 février 1660 à Saint-Maximin pour prendre part à la fête avec la reine mère, son frère unique et sa suite. Le 6 février 1660 eut lieu la cérémonie célébrée par l'archevêque d'Avignon Dominique Marini. Toutes les reliques qui étaient enfermées dans l'urne ont été profanées en 1793 et brûlées.

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urne en porphyre rouge exécuté

par le sculpteur romain Silvio Calce 1635

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La crypte

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La crypte est le cœur de la basilique. Outre le reliquaire du « chef » (la tête) de Marie-Madeleine, elle renferme quatre sarcophages de la seconde moitié du IVe siècle. Le reliquaire date de 1860, il remplace celui, en or et argent, qui avait été dérobé lors de la Révolution. Il contient le crâne de la sainte dont une expertise récente dit qu’il est celui d’« une femme de petite taille, de type méditerranéen, âgée d’une soixantaine d’années ».

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-Sarcophage de Sidoine-

-Les stalles

Cet ensemble important en noyer sculpté, s’appuyant sur les piliers du chœur, le clôture et s’étend sur une longueur de 20 m et une largeur de 15. Les sculptures s’étalent donc sur plus de cent mètres. On compte 94 stalles sur deux niveaux. Elles sont surmontées de vingt-deux médaillons représentant des saints et saintes de l’Ordre dominicain. La construction de l’ensemble a duré onze ans, de 1681 à 1692. Le principal auteur de ce chef-d’œuvre est un dominicain, le frère Funel, aidé par deux laïcs de Marseille : Jean Olerys et Joseph Gras.

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-La Chaire
C’est une impressionnante composition de menuiserie et sculptures, enroulée autour d’un pilier de la basilique et au-dessus de la crypte. Les spécialistes viennent du monde entier en admirer la technique. Elle a été réalisée en 1756 par le frère Louis Gudet, dominicain. Les panneaux de l’escalier et de la cuve représentent sept scènes de la vie de Marie-Madeleine. Le toit de la chaire (abat-voix) est surmonté d’un ensemble représentant le « ravissement de Marie-Madeleine », qui rappelle la tradition de la sainte ermite, enlevée sept fois par jour par les anges en haut de la falaise de la Sainte-Baume.

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-Les Peintures
La basilique contient plusieurs oeuvres de qualité exceptionnelle, au premier rang desquelles se trouve, au haut de la nef septentrionale, le retable de la Crucifixion d’Antoine Ronzen, peintre d’origine flamande venu travailler à Marseille (la fameuse Prédication au musée du Vieux Marseille) puis à Saint- Maximin, qui est daté de 1520. Encadrant le Christ en croix, regardant classiquement Marie-Madeleine à ses pieds devant une image intéressante de Jérusalem avec la « mosquée d’Omar », seize panneaux décrivent les scènes de la Passion. On y voit notamment la première représentation du palais des papes en Avignon, le Colisée de Rome, la place Saint-Marc à Venise qui rappelle sa naissance du peintre dans la capitale des doges.

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Les orgues

Les orgues de Saint-Maximin sont, avec celles de la cathédrale de Poitiers, les deux plus belles réalisations encore identiques à l’origine de ce qu’on appelle « l’orgue français ». Les organistes français et étrangers rêvent tous de pouvoir un jour jouer sur ce « Stradivarius » des orgues. Cet instrument, à deux buffets, a été construit par le frère Jean-Esprit Isnard, du couvent de Tarascon, un des plus habiles facteurs d’orgue de son temps, et terminé en 1773. Outre sa soufflerie, il a gardé ses tuyaux d’origine, fait rarissime. Pour un total de 43 jeux, ils sont au nombre de 2960. Le plus long mesure 5 m 28 pour 30 cm de diamètre, le plus petit 18 mm pour 11 mm de diamètre. Il a été placé sur une tribune construite spécialement. Les tuyaux sont encadrés par cinq tourelles qui se terminent par des dômes servant de base à des sculptures remarquables, dont deux statues de plus de deux mètres : le roi David et sainte Cécile. Il a été classé « monument historique » en 1953. La dernière restauration complète a été faite de 1988 à 1991 par le facteur d’orgue Cabourdin.

Monsieur Pierre Bardon est organiste titulaire des grandes orgues historiques depuis mars 1961. En novembre 2008, son neveu, Monsieur Philippe Bardon, organiste titulaire de la cathédrale de Pontoise, a été nommé organiste co- titulaire.

Le Couvent Royal

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(c)crédit photo MAS 2020

Le couvent Royal attenant à la basilique,fut fondé en 1295 par Charles II, Roi de Sicile et comte de Provence, pour abriter les reliques de Sainte Marie-Madeleine dont le tombeau a été découvert sur les lieux en 1279. Placé par Louis XII sous la protection royale au début du XVI siècle, le Couvent fut confié dès l’origine à l’ordre dominicain, qui lui fit traverser les siècles avec bon nombre de péripéties : le Couvent devient forteresse lors des Guerres entre catholiques et huguenots, puis abandonné en 1791 pendant la Révolution, il renaît en 1859 grâce au Père Lacordaire. Au départ des dominicains en 1959, le Couvent Royal devient un centre culturel et un lieu d’accueil.

Aujourd’hui, ce site classé monument historique abrite depuis 2002 une hôtellerie de caractère, propriété du conseil départemental du var (comprenant 67 chambres avec vue sur le cloître ou vue sur le jardin, des salles de séminaires, des salles de réception, une brasserie et un restaurant).

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PLAN D'AUPS SAINTE BAUME - VILLAGE PATRIMOINE - ESPRIT SAINTE BAUME 

© 2019_2026 by PATRIMOINE SAINTE BAUME

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