EGLISE ROMANE SAINT JACQUES LE MAJEUR
Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques
par arrêté du 15 octobre 1971
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L’Eglise de Saint Jacques le Majeur, édifice inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 15 octobre1971. Jean Cassien venant évangéliser la région au V ème siècle aurait vraisemblablement dotée le village de sa première église. La date de sa construction remonte aux XI ème, XII ème siècles, construite pour servir de lieu de culte aux religieuses cassianites après destruction de leur monastère sous le Pic des Béguines par les Sarrasins.
De style Art Roman, l’orientation est traditionnelle vers le soleil Levant. L’axe du Choeur est incliné de 3 degrés 33 vers le Nord. La nef monte en direction de l’Autel. Le sol était primitivement en terre battue. On y enterrait les morts jusqu’au XVIIIème siècle. Des ossements s’y trouvent encore en plusieurs endroits et même dans les LOCULI des murs. Une cinquantaine de squelettes ont été réunis dans la crypte située à gauche en entrant.

Le presbytère est relativement récent ( XVIIIème siècle ) .C’est sans doute à l’époque où il a été construit que la porte actuelle a été ajoutée à l’ancienne, plus grande, que l’on peut voir à l’intérieur surmontée d’une meurtrière primitive. La porte qui se trouve dans le Choeur, à droite donnait accès au Monastère des Cassianites. Les murs sont très épais ( 1,20 m ). L’origine de l’ouverture de la Voûte du Choeur est sans doute un vestige d’une haute antiquité hérité du paganisme romain : c’est « L’AXE DU MONDE » symbole de la communication entre le ciel et la terre.
Le plan de l’église est réduit à ses éléments essentiels la Nef et le Choeur, ni transept, ni bas côté.Ce sont les formes simples du premier Art Roman en honneur en Provence jusqu’à la fin du XIIème siècle. La Nef est divisée en 3 travées, plus une pour le Choeur.
L’absence totale d’ornements sculptés d’une part, l’harmonie des proportions et une claire intelligence de la construction romane, d’autre part, font penser à une influence cistercienne. La Nef relativement très large pour sa longueur voit cette disproportion
et la sensation d’écrasement annulée par la grande élévation de la voûte.

Les travées sont soulignées latéralement par 2 séries d’arcades aveugles ( c’est-àdire accolées à un mur ) en Plein-Cintre qui assurent une triple fonction :
- Elles rythment la Nef et sans aller jusqu’à dire qu’elles stimulent la profondeur obscure des bas côtés absents, il est certain qu’elles apportent une légère alternance ombre lumière à cette Nef relativement vaste et réduite à elle-même.
- Elles soulignent la structure de construction dans ce cas : la division en travées et la hauteur sous voûte dans la Nef, c’est un des principes fondamentaux de la construction romane que de rendre ses structures « lisibles ».
Dans un grand nombre d’églises de ce type on peut « lire » dans les éléments extérieurs ( tous les partis essentiels ) adoptés par l’intérieur. Ici l’originalité c’est que rien ou presque ne peut se voir de l’extérieur.Toutes les structures sont « intériorisées ».
- Elles jouent le rôle d’arc de décharge en recevant une partie de la poussée de la Voûte et en la dirigeant sur les deux pilastres accolés qui servent de montants aux axes. Dans le sens transversal, la Voûte est soutenue par des AXES DOUBLEAUX qui retombent de chaque côté sur le pilastre accolé aux PIEDS –DROITS des grandes arcades : pilastres et doubleaux jouent exactement les mêmes rôles que les arcades à savoir :
• Soutien de la Voûte et Contrefort
• Apporter à la Voûte un rythme régulier, accentuer celui qui anime les murs latéraux.
• Souligner la structure de la construction en faisant épouser par les Doubleaux le profil en Axe Brisé de la Voûte.


INVENTAIRE
MOBILIER
Le calvaire restauré en 1992, constitué d’un groupe sculpté,
«crucifixion avec Saint Jean, Marie et Sainte Marie Madeleine »en bois polychrome datant du XVII ème siècle est classé monuments historiques par ar- rêté du ministre de la culture en date du 11 Septembre 1995.
Les deux statues dorées, Saint Jacques de Compostelle patron de la paroisse, la statue de la vierge et celle de Sainte Barbe
sont relativement récentes(XIX ème siècle) mais rappellent le style du XVIII ème siècle.
La pierre de l’Autel de la Sainte Vierge provient d’un temple gallo-romain érigé aux déesses protectrices des eaux du Plan d’Aups.



Sainte Barbe, patronne des mineurs
«Sainte Barbe est le témoin important de la présence des mineurs au Plan D’Aups au 19 ème siècle. Située dans un recoin obscur au dessus du porche d’entrée. Au pied e la statue une tour élevée fait référence à la légende, un écusson avec un pic et une pioche traduit la dévotion des mineurs envers leur patronne.Le socle porte l’inscription 4 décembre 1853, date probable de la mise en place de la statue par les premiers mineurs résidents de façon durable au Plan d’ Aups. Le 4 décembre, c’est la fête de la Sainte. Sur les rochers de la petite crête au dessus de l’église on trouve encore de nombreuses cavités circulaires de petite taille. Elle correspondent au feu d’artifice que les mineurs faisaient ce jour-là en y faisant brûler de la poudre.»
Victor Moussion

RESTAURATION 1963-1965
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Les restaurations entreprises entre 1963 et 1965 dues à l’initiative du R.P TREMEAU, curé de Plan d’Aups ont permis de rendre au murs et à l’ensemble de l’intérieur sa beauté première. Les meurtrières étaient sans doute avec l’orifice de la voûte le seul moyen d’éclairage, les fenêtres furent percées par la suite .
Les vitraux sont l’oeuvre de M. Jacques FONMARTY posés en 1964 lors de la dernière restauration. Une sacritie fut construite qui porte le nom actuel d’oratoire de Saint Cassien. Il faudra attendre 2001 pour que l’église soit dotée d’un nouveau chauffage afin de pallier les désagréments de l’humidité et de faciliter les manifestations religieuses, culturelles au sein de ce bâtiment.
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SAINT JACQUES...
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Au fil du temps ...














