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Plan d'Aups Sainte Baume au fil du temps...

3-De la révolution au XIXème siècle

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-La Sainte Baume au 18ème siècle, avant les troubles révolutionnaires-

Le PLAN D’AUPS semble être resté à l’écart des troubles révolutionnaires eu égard à un isolement géographique et à sa faible population.Certes la Grotte et ses bâtiments attenants furent pillés et incendiés sur ordre de Barras en 1793, les chapelles du St Pilon et des Parisiens à moitié détruites mais la Ste Baume se relèvera de ses ruines quelques décennies plus tard et retrouvera le faste de ses pèlerinages.

Plan d'Aups au XIXème... Terre d'Agriculteur
Terre de Pastoralisme

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-Ferme de la Grande Bastide, encore en activité de nos jours propriété de la Famille TOULON / RASTELLO-

La population du PLAN D’AUPS est peu nombreuse. Elle ne dépasse pas 75 habitants en 1802 et évoluera peu au cours du XIXème siècle. A titre d’exemple, on dénombre 87 habitants en 1833, 98 habitants en 1863, 123 habitants en 1908...

Ce sont presque tous des cultivateurs vivants du produit des terres qu’ils exploitent ( très peu sont propriétaires) et surtout de l’élevage des troupeaux qui est leur principale ressource. L’habitat se compose d’une vingtaine de fermes disséminées sur le plateau et souvent distantes les unes des autres de plusieurs kilomètres. Citons les principales : St Gassien, Les Béguines, la Rouvière (actuel Nazareth), Giniez, Le Plan, La Toulonnette, La Brasque, les Glacières, L’Adret, La Carpanne,La grande Bastide....

Ces fermes par la suite disparaîtront ou seront transformées en résidences secondaires. Aujourd’hui, il ne reste qu’une seule exploitation agricole : La Grande Bastide.

 

Les terres cultivées sont pour la plupart de petites superficies ensemencées en blé et avoine. La récolte de blé est souvent soumise aux aléas du climat car les grands froids comme une sécheresse persistante peuvent la réduire fortement et parfois même l’anéantir. Les rares années où la récolte a été bonne, l’excédent est transporté à dos de mulet dans les localités voisines pour y être vendu notamment à SAINT ZACHARIE.

 

La culture de la vigne est presque inexistante, le climat ne s’y prêtant pas.

Elle couvre au total 1 Ha 27a et reste localisée aux endroits ensoleillés et abrités : l’Adret – Lavi – La Grande Bastide….

Aussi, la principale activité des habitants du PLAN D’AUPS est l’élevage des moutons destinés à la viande de boucherie seule source de revenus. Il est rendu possible grâce à l’étendue du territoire ( 2300Ha de bois, de landes et de rochers et seulement 278 Ha de terres cultivables dont une partie reste en jachère ). Chaque ferme possède un troupeau. On recense : 2010 brebis ou moutons en 1828, 2040 brebis ou montons en 1831.

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L'Administration Communale au XIXème siècle

De 1808 à 1821, le PLAN D’AUPS est administré par le Maire de SAINT ZACHARIE ( Pignol 1808-1815 ; Pignol 1815-1817 ; Mossy 1817-1821 ) suite à une mauvaise gestion des finances et aux dettes accumulées par la municipalité. De plus, aucun membre du Conseil Municipal, Maire compris, n’est apte à remplir les fonctions d’officier d’Etat Civil. Il faut attendre 1821 pour que la Municipalité du PLAN D’AUPS retrouve son autonomie avec son Maire Emeric J.J et que les réunions du Conseil Municipal aient lieu de nouveau au presbytère de l’Eglise qui sert d’Hôtel de Ville car la construction d’une Mairie-Ecole n’aura lieu qu’en 1880.

 

Rattachement à d’autres communes

Durant la 1èremoitié du XIX siècle, il est souvent question de rattacher le PLAN D’AUPS à une commune plus importante.

A la demande du Préfet, le rattachement du PLAN D’AUPS à une commune plus importante est soumise à la municipalité qui le rejette chaque fois. En 1807 : rattachement du PLAN D’AUPS à SAINT ZACHARIE.

Cette population est rejetée par les communes concernées, le PLAN D’AUPS voulant garder son autonomie, SAINT ZACHARIE arguant les difficultés de communication, l’étendue du territoire à surveiller et à gérer.

 

En 1820 : rattachement du PLAN D’AUPS à NANS toujours à la demande du Préfet : « Le peu d’importance de la commune, sa faible population, la difficulté de rencontrer des personnes aptes à remplir les fonctions de Maire ou d’Adjoint sont autant de motifs à réunir ces 2 communes ». Refus du PLAN D’AUPS.

 

En 1838 : nouvelle proposition du Préfet. Nouveau refus de la municipalité. Par la  suite, il ne sera plus question de rattacher le PLAN D’AUPS à NANS ou à SAINT ZACHARIE.

ECOLE MAIRIE 1910 JEAN Bertin instituteu

1878, Mairie-Maison d'école,
Bertin JEAN, instituteur et secrétaire de Mairie

Au 19èmesiècle, après avoir différé la construction d’une mairie avec « maison d’école » pendant de nombreuses années, pour des raisons financières,  le 25 juillet 1878, le projet est définitivement adopté par le conseil municipal.

 

En 1880, l’école est achevée. 

 

Mlle PAROUTY, nommée institutrice publique en 1878, prend possession de ses nouveaux appartements.

 

Les lois Jules Ferry (1881-1882) rendent l’école primaire gratuite, laïque et obligatoire. Elle était déjà gratuite dans la commune du Plan d’Aups et permettait à des adultes de suivre des cours du soir.

 

A partir de 1889 (loi du 18 juillet) les instituteurs deviennent fonctionnaires de l’Etat, mais doivent, dans les petites communes, assurer le secrétariat de mairie.

 

Ainsi le jeune instituteur Bertin JEAN qui obtient son changement au Plan d’Aups en 1890, sera également secrétaire de mairie. Il exercera pendant 29 ans et décèdera en 1919,  victime de la grippe espagnole. 

En 1907, il fonde la société scolaire forestière du Plan d’Aups  et crée une pépinière d’arbres forestiers pour les Plandalens. Il compose avec ses élèves un herbier conservé à l’Hôtellerie de la Sainte Baume, œuvre très recherchée par les botanistes.

 

En 1952, pour éviter la fermeture de l’école, la municipalité obtient la création d’une classe enfantine rattachée à l’école primaire.

En 1952,  le nombre d’élèves est de 12, en 2001 : 112 élèves, cela étant dû à l’accroissement de la population.

 

Une nouvelle est édifiée (1996-1998) dans le centre du village,  pour satisfaire à l’évolution de la population de l'époque.

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Activités industrielles, infructueuses

 

Des essais d’implantation d’activités industrielles ont lieu au PLAN D’AUPS au cours du XIXème siècle jusqu’au début du Xxe siècle:

  • Etablissement d’une verrerie en 1808 au quartier de Giniez qui ne fonctionnera que 2 ans, son propriétaire Angely Pascal ne pouvant se procurer le bois nécessaire pour l’alimentation de ses fours.

  • Recherches et exploitation de mines de charbon qui connurent des fortunes diverses mais toujours malheureuses jusqu’en 1922, date définitive d’arrêt des travaux. Cette industrie qui aurait pu apporter un complément de ressources appréciable à la commune se heurta à des difficultés considérables :

    • Lignite de mauvaise qualité dégageant peu de calories et beaucoup de vapeurs de soufre,

 

  • Extraction difficile : couches de faible épaisseur, irrégulières et souvent discontinues, avec des risques considérables d’inondation des puits et des galeries,

 

  • Coût du transport très élevé en l’absence d’un réseau routier valable.

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PLAN D'AUPS SAINTE BAUME - VILLAGE PATRIMOINE - ESPRIT SAINTE BAUME 

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